Il est plus facile d’apprécier le moment présent lorsque rien ne menace l’intégrité physique, mentale, psychique ou émotionnelle de l’être. Mais qu’en est-il lorsque la ‘vie’ est menacée ? Il faut différencier l’instant présent du quotidien, où rien ne menace véritablement imminemment votre intégrité, de l’instant présent durant lequel on vit la menace.

L’espace-temps « survie » : c’est l’instant T de la menace de mort imminente
Lorsqu’une menace est en train de détruire votre intégrité de façon imminente : menace de mort imminente, c’est l’instinct de survie qui prend les commandes et choisit, selon votre nature le mode de réponse : fuite, combat ou inhibition. C’est le mode pilotage automatique, parfait tel qu’il se présente dans l’instant T. Le jugement n’y a pas sa place, ni la reconstitution émotionnelle du scénario « j’aurais dû faire ceci ou cela », additionnée de regrets, de remords ou de culpabilité. C’est le moteur autonome de secours.
Les émotions : moteurs du mode « survie »
La colère
Elle déclenche la lutte, le combat, l’affrontement de la menace. C’est la part de Soi qui dit « NON ». Elle nous permet de nous affirmer et de nous faire respecter.
A l’inverse, un enfant qui n’a pas pu exprimer sa colère pour dire « NON ! » et protéger son intégrité devient un adulte qui manifeste de la rage → c’est la porte ouverte à l’emprise des entités astrales qui vibrent dans les fréquences de la colère, rage, haine dans les plans subtils et à la maladie dans le plan physique.
La tristesse
Elle déclenche l’inhibition — « faire le mort » pour que la menace s’éloigne. C’est la part de Soi qui dit « ADIEU ». Elle met en veille notre énergie pour lâcher prise, accepter ce qui ne peut être changé, et nous répare.
A l’inverse, un enfant qui n’a pas pu exprimer sa peine devient un adulte qui ne pleure pas → c’est la porte ouverte à l’emprise des entités astrales qui vibrent dans les fréquences de la tristesse, de la dépression chronique, de la morosité, de la fatalité et la maladie dans le plan physique.
La peur
Elle déclenche la fuite, la mise à distance de la menace. Elle est la gardienne de la vie : grâce à elle, on est prudent. Mais si la sonnette d’alarme sonne tout le temps (sursauts, hypervigilance, peur de la maladie, fuite des conversations, agitation permanente), elle est déréglée — et en cas de réel danger, le cerveau ne saura pas déclencher la réaction appropriée.
A l’inverse, un enfant qui n’a pas pu exprimer sa peur devient un adulte anxieux, qui panique, qui se précipite → mal-être → c’est la porte ouverte à l’emprise des entités astrales qui vibrent dans les fréquences de la peur, de la soumission, de l’inhibition et la maladie dans le plan physique.
La joie
Elle est une émotion, mais aussi une dimension de la conscience : l’Amour dans le Principe Universel de Haut-Respect, la capacité à exister dans le respect de soi ET de l’autre dans le discernement des limites appropriées. Attention aux croyances liées à l’« amour inconditionnel » qui exclurait le respect de vos limites : ce serait un consentement à l’abus. La joie est la plus puissante des émotions, car elle permet le dépassement : sortir des schémas de survie (lutte, fuite, soumission) et choisir son existence plutôt que la subir.
A l’inverse, un enfant qui n’a pas pu exprimer sa joie et intégrer le respect de soi et de l’autre est un adulte morose, désespéré, impuissant voire suicidaire → c’est la porte ouverte aux entités qui vibrent dans les fréquences du désespoir et du suicide et la maladie dans le plan physique.
Quand on reste bloqué en mode « survie »
Quand les émotions s’installent durablement, l’hippocampe ne parvient plus à inhiber la sécrétion hormonale (cortisol, adrénaline) pour rétablir l’équilibre. La peur cède la place à l’anxiété, la colère à l’agressivité, l’abattement à l’état dépressif. Une émotion réprimée engendre des mécanismes de défense (défense primaire, faux pouvoir, faux espoir, déni) qui réduisent notre angle de vue sur la réalité. C’est l’état de stress : le moteur de secours s’est enrayé (système nerveux sympathique) et ne rend pas la main au moteur principal (système nerveux parasympathique).
Ainsi nous projetons les stigmates émotionnels d’un événement traumatisant vécu dans un espace-temps de survie à l’intérieur de l’espace-temps de ‘vie’. C’est-à-dire un présent revenu à des conditions d’existence « normales. La plupart d’entre nous ont tant de difficultés à apprécier l’instant présent ordinaire parce qu’ils l’alimentent inconsciemment de leur expérience passée, rapatriée du mode survie, sans passer par la case « ici et maintenant, tout est ok pour moi ».
L’espace-temps « observation » : c’est l’arrêt du temps qui passe
Que faites-vous de ce temps qui passe ?
Quand vous êtes dans l’instant présent non menacé : que faites-vous de ce temps qui passe ? Vos pensées partent-elles ressasser le passé, ou se projeter dans un futur fondé sur la peur ? Prendre conscience de la façon dont vous alimentez votre moment présent est une première étape vers un autre niveau d’épanouissement. Là sont les pratiques des initiés : vous autoriser à vivre l’expérience du moment présent épanoui, choisi par la qualité et le détachement que vous lui accordez.
Arrêtez le temps
Une fois la menace de mort imminente disparue, observez avec neutralité émotionnelle, sans jugement, ce que vous avez vécu, la façon dont votre instinct de survie s’est manifesté, en sachant que c’était la meilleure pour vous, et ce qu’il ressort au-delà de l’image (le souvenir) : les émotions, sentiments, ressentis » ; c’est-à-dire ce qui s’est imprimé.
Se mettre en mode « observation », c’est comme arrêter le temps ! C’est aussi permettre à votre système nerveux parasympathique de reprendre la main sur le fonctionnement neuronal et hormonal du corps. La question pertinente à laisser venir ici est : « à partir de quelle mémoire ou programmation ai-je eu à expérimenter cet événement ? »
Quelle que soit la menace de mort imminente à laquelle vous avez été confronté, il y a toujours une mémoire à l’origine. Mémoire existentielle, karmique, parallèle, transgénérationnelle.
Observez s’il s’agit d’une menace à votre intégrité physique, énergétique, émotionnelle, mentale, matérielle ou financière y compris. Et puis recherchez les émotions et les croyances que vous avez validées comme vraies à partir de là. Car au final, la combinaison [mémoire-émotion-croyance] non seulement engendre une vibration dans votre champ énergétique, mais également un programme qui tourne en boucle répétitive, et enfin cela ouvre vos portes de sécurité énergétiques. Qui dit portes de sécurité énergétiques ouvertes, dit intégrité menacée, mais aussi, à votre insu, dit consentement tacite à la violation de votre intégrité !
Alors seulement là, à partir de ce mode observation, vous pouvez modifier la vibration en comprenant ce que votre âme vibre (la fréquence) et prendre conscience que dès lors que vous restez en mode survie, vous êtes bloqué dans un passé qui n’existe plus. C’est donc une illusion à partir de laquelle vous « remplissez » inconsciemment votre espace-temps présent et à partir de là que vous engendrez votre futur. Je dis « engendrer » parce que exister à partir des fréquences d’une mémoire de menace de mort imminente et des émotions associée, n’est en rien « créer ». Selon moi, ce qui est du domaine de la mort dans ce monde est du domaine de « l’engendrement » ; ce qui est du domaine de la vie est du domaine de la « création ». Or dans ce monde, fondé sur la « survie » la proportion entre « engendrer » et « créer » est nettement déséquilibrée. Il est donc nécessaire de rééquilibrer les proportions entre Espace-temps SURVIE » et Espace-temps « VIE ». Pour ce faire, cela passe par l’apprentissage fondamental du détachement émotionnel, mental et énergétique de l’illusion.
